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BANANA / VISION PROSPECTIVE I‑RDC

Le futur port au centre.
Des connexions à construire.

Ce schéma imagine les fonctions économiques et les connexions qui pourraient se développer autour du projet de port en eaux profondes. Cliquez sur un levier pour explorer les besoins et les activités possibles.

CARTE STRATÉGIQUE INTERACTIVE
OCÉAN ATLANTIQUERDC → AFRIQUE CENTRALEPROJET DE PORTE MARITIMEBANANAKongo CentralPoint focal I‑RDCEntrer dans l’univers
600 mquai initial annoncé450 000EVP/an annoncés10leviers à explorer

Explorez les activités et les connexions qui pourraient se développer autour du futur port.

IMAGINONS BANANA DEMAIN

Projetons-nous un instant
dans l’avenir.

Sur le littoral atlantique de la RDC, imaginons Banana en activité… À quoi pourrait ressembler son écosystème ? Imaginons des navires accueillis au port, des marchandises acheminées par la route et le rail, des entrepôts qui les conservent et des entreprises qui transforment les produits congolais.

Vue imaginée de Banana : terminal à conteneurs et entrepôts ajoutés sur une vue de référence du site, entre la côte et les eaux de l’estuaire.
Vue imaginée du futur écosystème de Banana · Projection par IA à partir d’une photo du site · Aménagements imaginés par I-RDCAgrandir le visuel ↗
Voir la photo du site utilisée comme référence
Vue aérienne du chantier de Banana, présentée par son auteur comme datant de mai 2024, avec la bande de terre entre les deux étendues d’eau.
Photo de référence : chantier de Banana, mai 2024 · Mamadoudiallo26, Wikimedia Commons, CC0. Consulter la source ↗

Le visuel ci-dessus s’appuie sur cette photographie pour évoquer le paysage. Les installations ajoutées sont imaginées et ne constituent pas le plan officiel du futur port.

RELIER

Du port aux territoires

Routes, trains et plateformes logistiques pourraient rapprocher les producteurs, les entreprises et les marchés.

TRANSFORMER

Créer de la valeur en RDC

Des ateliers et des unités de transformation pourraient préparer, conditionner et valoriser les productions avant leur commercialisation.

PARTICIPER

Et vous, quelle serait votre place ?

Transport, maintenance, énergie, formation, services : votre métier, votre entreprise ou votre idée pourrait contribuer à cet écosystème.

Cette image ouvre une perspective. Pour lui donner vie, il faut des compétences, des entreprises, des infrastructures et des projets préparés ensemble.

BANANA / DOSSIER INVESTISSEUR & GUIDE PRATIQUE

Comprendre le projet.
Savoir où agir.

Le projet de port en eaux profondes de Banana est le point focal de la démarche I‑RDC : une future porte maritime autour de laquelle pourraient se structurer des activités de production, de transformation, de logistique et de services. Cette page distingue les engagements annoncés, les projections et les éléments à confirmer ; elle ne présente pas le futur terminal comme un port déjà en exploitation.

L’OBJECTIF QUI NOUS PROJETTE VERS L’AVENIR

Faire de Banana un
hub logistique de classe mondiale.

Un hub capable de relier la RDC aux marchés africains et mondiaux, d’attirer les lignes maritimes et les investissements, et surtout de faire circuler davantage de produits transformés en RDC.

« Classe mondiale » doit se mesurer.

Fiabilité des opérations · temps de passage · coût total du fret · sécurité · douane numérisée · connexions route–rail–fleuve · énergie disponible · services aux entreprises · qualité environnementale.

Il s’agit de l’ambition portée par I‑RDC, non d’un statut déjà acquis par le port.

COMPRENDRE LA PHRASE

« Un hub logistique de classe mondiale
au service de la RDC. »

Cette ambition s’adresse à tous. Elle ne demande pas d’être économiste : elle demande de comprendre comment une infrastructure peut devenir un outil de construction nationale.

HUB

Un carrefour, pas seulement un quai.

Des marchandises arrivent, sont triées, stockées, transformées ou redistribuées. Le port devient un point de rencontre entre navires, routes, rail, fleuve, entreprises et marchés.

LOGISTIQUE

Organiser toute la chaîne.

La logistique couvre le transport, le stockage, la douane, la sécurité, le froid, les données et la livraison. Si un maillon bloque, le coût et le délai augmentent pour tous.

CLASSE MONDIALE

Des résultats comparables aux meilleurs.

Ce n’est pas une formule de prestige. Cela signifie des opérations fiables, rapides, sûres, numériques, transparentes et compétitives, mesurées par des indicateurs publics.

AU SERVICE DE LA RDC

La valeur doit rester et grandir au pays.

Le port doit faciliter la transformation locale, les exportations congolaises, les PME, l’emploi, la formation et le développement des territoires — pas seulement le passage des matières brutes.

Comprendre pour pouvoir agir.

Banana peut devenir un chantier national autour duquel des Congolaises et des Congolais créent des entreprises, apprennent de nouveaux métiers, investissent, contrôlent l’action publique et construisent un pays à la hauteur de ses ressources et de ses talents. Le potentiel existe ; il devient une richesse collective seulement lorsqu’il est organisé, suivi et transformé en réalisations concrètes.

01 / CE QUI EST FERME, CE QUI RESTE À CONFIRMER

Lire Banana avec
le bon niveau de certitude.

Une annonce, un protocole, un contrat et une infrastructure en service ne désignent pas le même degré d’avancement. I‑RDC suit chaque composante séparément.

Engagé / à suivre

Port — première phase

Contrat de construction annoncé avec Mota‑Engil : quai de 600 m, tirant d’eau d’environ 17,5 à 18 m, capacité annoncée de 450 000 EVP/an et aire de stockage de 30 ha.

À vérifier avant d’investir

Avancement physique, calendrier actualisé, raccordements et date de mise en service.

Extension annoncée

Port — phases ultérieures

L’ambition communiquée dépasse 2 km de quai et pourrait atteindre environ 2 millions d’EVP/an à terme.

À vérifier avant d’investir

Études, phasage, décisions d’investissement et contrats propres à chaque extension.

Protocole / études

Autoroute Banana–Kinshasa

Un protocole annoncé en mai 2025 porte sur un axe d’environ 450 km via Matadi, avec une période d’études et de mobilisation du financement.

À vérifier avant d’investir

Un protocole ne confirme pas à lui seul le financement ou le lancement des travaux. Concession, financement, tracé et maître d’ouvrage restent des éléments à vérifier.

Projet à confirmer

Zone économique spéciale — 600 ha

Une zone de 600 hectares autour de Banana a été annoncée comme support potentiel d’activités industrielles et logistiques.

À vérifier avant d’investir

Décret ou décision de création, périmètre cadastral, aménageur, viabilisation, règlement et guichet unique effectif.

Vision de corridor

Connexion à l’intérieur du pays

Banana peut devenir la porte maritime d’un corridor Banana–Boma–Matadi–Kinshasa, puis d’interconnexions plus larges.

À vérifier avant d’investir

Les interconnexions envisagées vers l’intérieur, Lobito ou les bassins miniers ont des conditions de réalisation et un état d’avancement à documenter.

Programme distinct

Lobito & Grand Inga

Le corridor de Lobito et Grand Inga peuvent renforcer à long terme la logique productive et énergétique de Banana.

À vérifier avant d’investir

Ce sont des programmes distincts, avec leurs propres gouvernances, financements et calendriers.

Repère essentiel

La première phase du port est le noyau concret. L’autoroute, la ZES de 600 ha, les extensions portuaires, les liaisons ferroviaires et les connexions avec Lobito ou Grand Inga doivent être suivies comme des dossiers distincts. Leur complémentarité est stratégique ; leur exécution n’est pas automatique.

02 / VOUS VOULEZ FAIRE…

Le premier bureau à saisir.
Les preuves à préparer.

Ce tableau est un outil d’orientation, pas une procédure juridique exhaustive. L’autorité précise dépend du site, de la taille, du secteur et du montage du projet.

Votre objectifPremier point d’entréePourquoiDossier minimum

Créer une société en RDC

GUCE — création d’entreprise

Choix de la forme juridique, statuts, immatriculation et formalisation. ANAPI peut informer et faciliter le parcours d’investissement.

Pièces des associés, bénéficiaires effectifs, adresse, objet social, capital et mandataire local.

Implanter une usine ou un entrepôt

ANAPI + AZES si implantation en ZES

Qualification de l’investissement, choix du site, régime applicable et dialogue avec l’aménageur de zone.

Titre ou droit d’occupation, étude de marché, énergie/eau, étude environnementale, plan technique et financement.

Vendre un service au port

DP World / entité d’exploitation ou de projet

Les besoins commerciaux, procédures fournisseurs et contrats relèvent d’abord du donneur d’ordre concerné.

Références, conformité, HSE, capacité financière, délais, assurance et règles de sous-traitance.

Importer ou exporter

SEGUCE RDC

Le guichet électronique relie les formalités de commerce extérieur ; DGDA, OCC, OGEFREM, banques et services sectoriels interviennent selon la marchandise.

Nomenclature douanière, origine, valeur, licences, certificats, FERI/FERE, assurance et documents de transport.

Ouvrir une station-service

Foncier + autorité routière + Hydrocarbures

Il faut sécuriser l’emplacement, l’accès routier, les autorisations sectorielles, la sécurité incendie et l’environnement.

Trafic réel, distances entre stations, stockage, fournisseur, plan d’urgence, eau, énergie et modèle de concession.

Installer des bornes de recharge

Autorité du site + régulateur/acteur électrique

Le projet dépend du droit d’occuper le site, de la puissance disponible et du cadre de fourniture d’électricité.

Étude de charge, raccordement ou solaire-stockage, flotte cliente, paiement, maintenance et sécurité électrique.

Créer une aire poids lourds

Autorité routière/provinciale + foncier

Parking sécurisé, repos, sanitaires, restauration, pesage et petite maintenance peuvent former une plateforme de services.

Comptage du trafic, drainage, sûreté, accès, tarification, déchets et contrats avec transporteurs.

Fabriquer ou réparer des conteneurs

Industrie + ANAPI + clients logistiques

Projet industriel à fonder sur des contrats et sur les normes techniques ; le trafic en EVP n’équivaut pas à autant de conteneurs neufs.

Acier, soudage, peinture, certification, atelier, énergie, pièces, clients et concurrence des conteneurs repositionnés.

Construire une chambre froide

Site/ZES + environnement + services qualité

Chaîne du froid, entreposage et conditionnement nécessitent une implantation autorisée et des exigences sanitaires adaptées aux produits.

Température, puissance de secours, eau, volumes clients, procédures qualité et contrats d’approvisionnement.

Participer à une route ou un PPP

Autorité contractante désignée

Le ministère, l’agence ou la province compétente conduit la commande publique ou le PPP ; DGCDI peut être un point stratégique pour la logique de corridor.

Avis officiel, études, préqualification, garanties, financement, partage des risques et cadre PPP. Une mise en relation ne vaut pas attribution.

Bon réflexe : demander une liste écrite des pièces, frais officiels, délais, base légale et personne responsable du dossier. Ne jamais confondre une lettre d’intérêt, une audience ou une mise en relation avec une autorisation, un marché ou un financement.

FOCUS / « GUICHET UNIQUE »

Un même mot.
Plusieurs fonctions.

Un guichet unique rassemble des formalités auparavant dispersées. Il facilite le parcours, mais chaque service public conserve sa compétence légale.

01

GUCE — entreprise

Pour créer et immatriculer une société en RDC.

02

SEGUCE — commerce extérieur

Pour échanger électroniquement les informations d’importation, d’exportation et de transit.

03

Guichet unique de ZES

Mis en place dans une ZES effective pour réunir les formalités des entreprises et travailleurs de la zone.

04

Guichet maritime

Point numérique unique pour les déclarations exigées des navires et des opérations portuaires ; sa mise en œuvre à Banana doit être vérifiée.

03 / QUI FAIT QUOI ?

Douze structures à connaître.
Aucune ne fait tout.

Le bon interlocuteur dépend de l’acte recherché : informer, immatriculer, planifier, autoriser, contrôler, financer, acheter ou exploiter.

Investissement↗

ANAPI

Informe et facilite l’investissement ; oriente sur le climat des affaires et le régime du Code des investissements.

Quand la saisir

Quand le projet, le budget, le site envisagé et les emplois attendus sont déjà résumés.

Création d’entreprise↗

GUCE

Centralise les formalités de constitution et d’immatriculation d’une entreprise.

Quand la saisir

Au moment de créer la personne morale ou de formaliser l’activité.

Corridors industriels↗

DGCDI

Planifie, promeut et suit les corridors de développement industriel ; contribue aux études et à la mobilisation des acteurs.

Quand la saisir

Pour un projet structurant directement lié au corridor et à l’industrialisation.

Zones économiques spéciales↗

AZES

Administre et régule les ZES, encadre les aménageurs et le guichet unique de zone.

Quand la saisir

Seulement si le périmètre de Banana obtient effectivement le statut de ZES et qu’un aménageur est désigné.

Projet portuaire↗

DP World

Développe le port de Banana ; les accès fournisseurs, offres commerciales et besoins opérationnels relèvent de ses procédures.

Quand la saisir

Pour une offre directement liée au terminal, après vérification d’un canal officiel d’achat ou de partenariat.

Commerce extérieur↗

SEGUCE RDC

Plateforme électronique du guichet unique intégral : elle fluidifie et partage les formalités entre les acteurs du commerce extérieur.

Quand la saisir

Avant une opération d’importation, d’exportation ou de transit.

Douanes↗

DGDA

Applique la législation douanière, liquide et perçoit les droits et taxes, et contrôle les régimes douaniers.

Quand la saisir

Pour classement tarifaire, valeur, origine, transit, entrepôt et dédouanement.

Contrôle & conformité↗

OCC

Intervient dans le contrôle de qualité, quantité et conformité des marchandises selon les règles applicables.

Quand la saisir

Pour identifier les inspections, essais ou certificats exigés pour le produit.

Fret multimodal↗

OGEFREM

Assiste les chargeurs et gère des instruments de suivi du fret, dont FERI/FERE, ainsi que des données sur coûts et flux.

Quand la saisir

Dès la préparation documentaire et logistique d’un mouvement international de fret.

Impact environnemental↗

ACE / Environnement

Instruit les évaluations environnementales et sociales selon la catégorie et l’impact du projet.

Quand la saisir

Avant les travaux et avant de figer un site susceptible d’avoir des impacts importants.

Sous-traitance↗

ARSP

Encadre et régule la sous-traitance dans le secteur privé et l’accès des entreprises éligibles aux marchés concernés.

Quand la saisir

Pour structurer une sous-traitance locale conforme autour du port, de la route ou des unités industrielles.

Industrie & PME↗

FPI / ANADEC

Le FPI peut appuyer le financement industriel ; l’ANADEC accompagne l’entrepreneuriat congolais et le développement des PME.

Quand la saisir

Pour un projet industriel ou entrepreneurial déjà documenté ; l’appui n’est jamais automatique.

I‑RDC

Informer, préparer et ouvrir la bonne porte.

I‑RDC peut aider à clarifier le besoin, organiser le dossier et faciliter une première mise en relation — notamment avec la DGCDI pour les dossiers de corridor. I‑RDC ne délivre pas d’agrément, ne remplace pas l’instruction publique, ne sélectionne pas les fournisseurs de DP World et ne garantit ni contrat ni financement.

04 / ACTIVITÉS CONNEXES

Le port est un noyau.
L’écosystème crée la valeur.

Ces pistes doivent être converties en projets seulement après validation de la demande, du site, du client et du calendrier.

01

Port & terminal

Manutention, sûreté, maintenance, nettoyage industriel, avitaillement, informatique portuaire, gestion des déchets.

02

Route & mobilité

Stations-service, recharge électrique, aires de repos, parkings poids lourds, dépannage, pneus, restauration, sanitaires, sécurité.

03

Logistique

Entrepôts, groupage, transit, suivi numérique, pesage, chaîne du froid, conteneurs vides, réparation et nettoyage.

04

Industrie

Transformation agroalimentaire et minérale, emballage, assemblage, matériaux de construction, ateliers métalliques et pièces.

05

Énergie & eau

Raccordement, solaire professionnel, stockage, groupes de secours, eau industrielle, assainissement et efficacité énergétique.

06

Services humains

Formation technique, santé au travail, logement, transport du personnel, restauration collective et services financiers.

Le test I‑RDC en 7 questions
  1. Qui paie le service ?
  2. Quel volume existe aujourd’hui ?
  3. Quelle dépendance au port ou à la route ?
  4. Quel terrain et quel droit d’occupation ?
  5. Quelles autorisations ?
  6. Quelle énergie et quelles compétences ?
  7. Quel scénario si le calendrier glisse de deux ans ?

06 / UNE MOBILISATION AU-DELÀ DES FRONTIÈRES

Un ancrage congolais.
Une conversation régionale.

PREMIER CERCLE

RDC & voisins proches

Kongo Central, Kinshasa, Angola et République du Congo : réunir les producteurs, logisticiens, entreprises, institutions et diasporas autour des besoins les plus proches du port.

DEUXIÈME CERCLE

Afrique centrale

Ouvrir le dialogue au Cameroun, au Gabon, à la Guinée équatoriale, à la RCA, au Tchad, à São Tomé-et-Príncipe, au Rwanda et au Burundi, selon les intérêts sectoriels et les corridors étudiés.

HORIZON PLUS LARGE

Partenaires du continent & du monde

Mobiliser les investisseurs, acheteurs et compétences internationaux. Un rôle continental reste une ambition à construire par la compétitivité, les connexions et la coopération.

Les rencontres I‑RDC ont vocation à cibler les acteurs concernés par chaque filière : transformation alimentaire, logistique, énergie, formation. La proximité régionale ne signifie pas qu’un pays utilisera automatiquement Banana.

07 / COMMENT I‑RDC MET LA VISION EN MOUVEMENT

Du schéma au projet.
Du projet aux bons partenaires.

I‑RDC se positionne comme plateforme d’information, d’orientation et de mise en relation. Sa contribution : rendre les besoins visibles et rapprocher les acteurs capables d’y répondre.

01

Documenter

Croiser les annonces publiques avec les besoins de terrain, les flux, les accès et les débouchés.

02

Qualifier

Faire émerger des fiches projets : lieu, porteur, clients, moyens nécessaires, dépendances et étapes.

03

Rassembler

Organiser des rencontres ciblées avec la diaspora, les entreprises locales, les voisins et les partenaires techniques.

04

Orienter

Relier les dossiers aux institutions compétentes et aux investisseurs ; suivre les prochaines étapes et les preuves d’avancement.

Cette démarche expose le rôle et la méthode proposés par I‑RDC. Elle ne constitue ni un mandat de l’opérateur portuaire, ni l’annonce de partenariats ou de projets déjà financés.

08 / SE PROJETER À SON ÉCHELLE

Où pouvez-vous
prendre part à cette économie ?

MAINTENANT

Partir des besoins actuels

Maintenance, formation, collecte agricole, emballage ou services de proximité : examiner des activités dont les clients et les besoins peuvent être établis dès aujourd’hui.

À vérifier : demande, porteur, budget et accès au marché.
PHASE INITIALE · 600 M

Préparer la montée en activité

Entrepôts, froid, distribution, transport et sous-traitance : structurer les activités qui pourraient accompagner la mise en service du port.

À vérifier : calendrier réel, accès, volumes et contrats.
EXTENSION ANNONCÉE · PLUS DE 2 KM

Construire sur le temps long

Transformation industrielle, infrastructures de services et plateformes régionales : envisager des projets plus structurants, par étapes.

À vérifier : études, foncier, énergie, autorisations et financement.

Vous apportez un capital, un savoir-faire, un projet ou un débouché ?
Identifiez un levier, un territoire et un horizon. Cette première direction peut devenir un dossier à examiner.

Mon parcours investisseur ↗Présenter un projet →

09 / QUI PORTE LE PROJET PORTUAIRE ?

Les acteurs à connaître.
Trois rôles bien différents.

ÉMIRATS ARABES UNIS · DUBAÏ

DP World

Groupe international de ports et de logistique, DP World développe le projet de Banana et a choisi Mota-Engil pour sa construction. Son réseau comprend notamment Jebel Ali et London Gateway ; il a traité 93,4 millions d’EVP dans le monde en 2025.

2025 : 24,4 milliards USD de chiffre d’affaires · 6,4 milliards USD d’EBITDA ajusté.Résultats du groupe, 12 mars 2026 ↗
PORTUGAL

Mota-Engil

Groupe d’ingénierie et de construction, Mota-Engil intervient à Banana via sa filiale Mota-Engil África. Présent en Afrique et en Amérique latine, il participe notamment à Lobito Atlantic Railway et aux travaux du Tren Maya au Mexique.

2025 : 5,301 milliards EUR de chiffre d’affaires · 979 millions EUR d’EBITDA. Contrat de première phase de Banana : environ 230 millions EUR, annoncé le 20 mars 2025.Résultats 2025 ↗Contrat Banana ↗
ROYAUME-UNI

British International Investment

BII est l’institution britannique de financement du développement : elle apporte des capitaux à des entreprises et infrastructures dans les économies émergentes. Son bilan 2024 présente Banana parmi ses investissements en infrastructures, avec un engagement annoncé allant jusqu’à 35 millions USD aux côtés de DP World.

Jusqu’à 35 millions USD engagés pour Banana ; ce montant ne représente ni la taille totale de BII, ni le coût total du port.Revue annuelle 2024 ↗

La RDC est le partenaire public du projet. Le développeur organise le projet, le constructeur exécute les travaux et le financeur apporte des capitaux : ces responsabilités ne se confondent pas. Les chiffres du groupe, les montants de contrat et les engagements financiers mesurent des choses différentes ; ils ne sont pas une valorisation des sociétés ni une garantie de rendement.

10 / LE LEXIQUE BANANA

Les mots techniques,
sans jargon inutile.

EVP / TEU

Équivalent vingt pieds. Un conteneur de 20 pieds mesure environ 6,06 m et compte pour 1 EVP ; un conteneur de 40 pieds mesure environ 12,19 m et compte généralement pour 2 EVP.

Tirant d’eau

Profondeur minimale nécessaire sous la ligne de flottaison d’un navire. Un tirant d’eau élevé permet d’accueillir de plus grands porte-conteneurs, sous réserve du chenal et des conditions nautiques.

Port en eau profonde

Port dont les accès et postes à quai permettent l’accueil de navires à fort tirant d’eau sans dépendre fortement de la marée ou d’un transbordement en rade.

Capacité / trafic

La capacité est le volume maximal théorique qu’une installation peut traiter ; le trafic est le volume réellement traité. Les deux chiffres ne doivent pas être confondus.

Hub portuaire

Port qui concentre des flux et les redistribue vers plusieurs destinations. Il le devient grâce aux lignes maritimes, aux services, aux volumes et aux connexions terrestres — pas seulement par sa taille.

Transbordement

Transfert d’un conteneur d’un navire à un autre sans que la marchandise entre nécessairement sur le marché local.

Hinterland

Arrière-pays économique réellement desservi par le port : villes, usines, mines, exploitations agricoles et marchés reliés de façon compétitive.

Corridor

Système reliant infrastructures, territoires, production et services. Une route seule n’est pas encore un corridor économique.

Multimodal

Acheminement utilisant plusieurs modes — par exemple bateau, rail et route — dans une même chaîne logistique.

ZES

Zone économique spéciale : périmètre légalement créé, aménagé et administré selon un régime spécifique. Une annonce foncière ne suffit pas à créer la ZES.

Guichet unique

Point physique ou numérique qui centralise plusieurs formalités. Il simplifie le parcours, mais ne supprime pas les compétences légales des administrations représentées.

PPP

Partenariat public-privé : contrat de long terme répartissant conception, financement, construction, exploitation et risques entre une autorité publique et un partenaire privé.

REPÈRES DOCUMENTÉS / CONSULTÉS LE 4 OCTOBRE 2026

Des ordres de grandeur.
Pas des promesses de rendement.

600 mQuai de la première phase annoncée
450 000EVP/an de capacité initiale annoncée
30 haAire de stockage annoncée
17,5–18 mTirant d’eau communiqué selon les sources
−12 %Réduction attendue du coût du commerce selon l’étude BII
85 000Emplois directs et indirects estimés par BII
600 haZES annoncée autour de Banana, à confirmer juridiquement et techniquement
≈ 450 kmAutoroute visée par le protocole de mai 2025
Coût du fret : ce qui est vérifié

La projection publique retrouvée évoque une baisse d’environ 12 % du coût du commerce, pas une division par deux du fret. Cette estimation ne permet pas de conclure à une baisse de 50 % du fret. Le gain réel dépendra des tarifs maritimes, frais portuaires, douane, attente, route, stockage et retour des conteneurs.

Ces chiffres décrivent des capacités, annonces et projections publiées ; ils ne prouvent ni l’achèvement des ouvrages ni leur rentabilité. Les comparaisons avec Tanger Med, Djibouti ou Pointe-Noire doivent comparer la même année, le trafic réellement traité, la capacité installée, le transbordement et les connexions terrestres — pas seulement la longueur des quais.

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